
Un
parking vous accueille au centre du village. Vous y trouverez également
un point d'eau derrière l'office de tourisme ainsi que derrière
le muret en face l'épicerie. Des toilettes publiques sont à votre
disposition à coté de l'office.
A voir :
Les Gorges d'Héric . Le Pont de Tarassac datant de 1870
La chapelle romane de Saint Roch (XIIe S) situé au hameau de la Voulte
. Le moulin de Prades (XVIIIe S)
A faire :
Marché : En période estival, il a lieu les jeudis et dimanches
matins
Fêtes : 1er Week-end de juin : la fête de la cerise, feu d'artifice
et bal le 14 juillet, bal le 15 aôut
Informations pratiques
Office de tourisme de Mons 04.67.97.78.22 . www.ot-monslatrivalle.com
Mairie de Mons 04.67.97.71.70 . www.monslatrivalle.fr

La légende du Caroux
En
ce temps là vivaient les géants. Cruels, ils meurtrissaient la
terre, dévastaient la nature, offensaient le ciel dans les batailles
terribles qu'ils livraient sans cesse.
Impuissants à les calmer, Terre et Ciel se mirent d'accord pour en détruire
entièrement la race. Jupiter jeta la foudre dans leurs combats. La Terre
tendit ses pièges.
Cébenna et Réa survécurent seuls. C'est que, contrairement à ceux
de leur race, ils étaient doux et paisibles, allant la main dans la
main, sensibles aux beautés de la nature, de l'aube, du crépuscule,
aux charmes des fleurs, aux chants des oiseaux. Ils affectionnaient par dessus
tout un plateau et un roc appelé Caroux d'où leurs regards pouvaient
glisser par dessus vallées et monts, vers la mer aux horizons infinis.
«
Qu'ils meurent ! » criait furieux le Dieu de l'Olympe, impatient de créer
une race nouvelle.
La Terre, que tant de grâce et de douleur touchaient, hésita longtemps…puis
céda enfin.
Un soir que l'air était parfumé et d'une grande douceur, Cébenna
s'étendit sur le roc pendant que Réa remontait le lit du ruisseau
d'Héric. Elle suivait d'un œil distrait de petits nuages roses
courant sur le couchant. Surprise, elle sentit sous son poids le roc s'amollir,
se creuser. Effrayée, elle lança ses bras et ses jambes en un
brusque sursaut. La pierre devenue glu immobilisa ses membres, recouvrit son
corps. Alors dans un suprême effort, elle renversa sa tête en arrière,
poussa un cri de désespoir et d'agonie, et les larmes s'échappant
de ses yeux tombèrent goutte à goutte dans les eaux du Rieutord.
Réa, au cri poussé par Cébenna, voulut s'élancer
vers elle. Hélas ! sous l'effort, ses pieds s'enfoncèrent comme
aspirés par le lit du torrent. Il tomba à genoux pendant que
ses mains s'appuyaient à la paroi rocheuse où elles demeurèrent
fixées. Dans un effort surhumain où ses os craquèrent,
il essaya d'échapper à l'étreinte…il s'enfonça
jusqu'aux épaules, puis la glu rocheuse s'éleva, épousa
la forme de sa tête, étouffant son dernier râle, pendant
que l'Héric déferlait en grondant…
Si vous allez aux gorges d'Héric, vous saurez maintenant pourquoi le
roc Caroux présente la forme d'un corps humain et pourquoi, entre le
deuxième et troisième ponts, le lit d'Héric s'obstrue
d'une gigantesque tête de pierre.
Si le soir au crépuscule, vous regardez loin…peut être verrez
vous se soulever la lourde paupière, rouler sur la joue de pierre et
tomber une larme, que l'Héric compatissant enfin, emporte et unit à celles
qu' entraine toujours le ruisseau de Rieutord
«
C'est ainsi que tel le gisant de pierre d'un tombeau, le corps de Cébenna,
l'infortunée fille des Titans, dessine à jamais ses formes
au sommet du Caroux »

